Les droits de l’homme n’ont pas de frontières

La protection des droits et libertés fondamentaux est un devoir moral. Pour créer une société mondiale plus équitable, nous devons éviter l’obsession différentialiste dans les méthodes d’intervention internationale et œuvrer à réduire les injustices. En se contentant de dénoncer les dérives de l’État de droit sans prendre des mesures concrètes, nous contribuons à renforcer le sentiment d’impunité des leadeurs sans conscience. Le principe de souveraineté, qui veut qu’un peuple opprimé mène son propre combat politique, est en soi louable. Cependant, lorsque les droits d’un peuple privé de représentation formelle sont violés, la seule détermination politique d’un pouvoir ne doit pas permettre à celui-ci de s’accrocher à des velléités souverainistes. Cela signifie que dans un contexte de faible indépendance des pouvoirs judiciaires et législatifs, un peuple opprimé est en droit d’attendre à ce que les institutions spécialisées internationales, dont l’autorité morale n’est pas encore remise en cause, exercent la plénitude de leurs prérogatives de puissances publiques au service du droit. Le but est de faire de l’ensemble des mutations positives de nos sociétés un véritable rempart contre l’exercice arbitraire du pouvoir.

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